Parler de ses problèmes… pour aller mieux

En France il paraît que l’on est les champions des râleurs (sisi il y a même une étude qui le dit). Toujours à se plaindre de la pollution, de l’impolitesse des gens, faire la tronche dans le métro il paraît que c’est un sport national (en tout cas parisien ^^) ! Même  si comme le dit Fanny Auger : « Les Français ne sont pas des râleurs, ils râlent par amour du débat et par idéalisme », nous nous plaignons aussi beaucoup de choses de plus ou moins d’importantes. Et c’est là que la distinction est importante, car si se plaindre des petits tracas quotidiens (le métro, son chef, la pluie, la chaleur…) peut vous enfermer dans une spirale de négativité, se confier sur ses problèmes peut avoir un effet véritablement salvateur.

Et ce n’est généralement pas sur leurs vrais problèmes que les gens ont envie de s’exprimer. En effet, on a plus de facilité à se plaindre de petites choses qui touchent tout à chacun, et du coup créer une spirale de négativité et de stress, plutôt que de parler de vrais problèmes qui nous touchent.  Par pudeur ou par crainte du jugement, on hésite à partager ses soucis. Il y a comme ça plusieurs sujets tabous : les problèmes d’argent, de santé (fausse couche, cancer, alcoolisme…) ou encore de couple. Souvent, on en parle pas car si on le fait c’est admettre que l’on est pas parfait (parfait par rapport à quoi ? j’aimerai vous parler bientôt aussi du rapport à la norme qui nous pollue trop souvent), mais tout le monde a des failles, et des moments de désespoir. J’adore cette phrase d’Audiard

« Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière »

En effet, sans fêlure nous serions trop lisses, je ne suis pas pour la perfection, c’est parfaitement chiant 😉 Mais laissons un peu passer la lumière en admettant nos fêlures et nos désillusions.

« Je ne veux pas t’embêter avec ça » ou « il y’a pire que moi ». C’est un discours que je comprends mais que je n’encourage pas quand il s’agit de mes ami(e)s ou d’un proche. Il faut s’accorder le droit d’aller mal, il faut en parler cela fait partie du processus de guérison, il faut faire sa catharsis. Attention, je parle ici du fait de « libérer sa parole » pas d’aller au théâtre 🙂 En effet, en psychanalyse, on a souvent prouvé (notamment depuis Freud), que la catharsis est le premier pas de la prise de distance. En revivant l’événement traumatique et en parlant, on se libère et on évite ainsi le refoulement qui peut donner lieu à des crises beaucoup plus violentes que si on confie rapidement.
Bien sûr il faut savoir choisir son « oreille ». La ou les personnes à qui se confier sans qu’il y ait de jugement mais une écoute attentive.

En prenant de la distance, après s’est confié, on peut plus facilement avancer dans la vie. Les gens qui vous sont proches au courant de ce qui vous est arrivé, ils seront plus facilement dans l’empathie. Et pour vous, avoir parlé serait libérateur, vous aurez envie d’aller de l’avant et de pouvoir aussi discuter avec ceux qui vous sont proches des moments heureux à venir.. Car ils seront là c’est sûr 🙂

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